Mes 13 hôtels préférés de 2018

Comme chaque année depuis maintenant trois ans, je profite du calme du temps des fêtes pour faire des bilans. Cette année a été particulièrement intense sur le plan des voyages et il y a eu plusieurs “premières fois”.

J’ai visité (et adoré) Tulum (Mexique) pour la première fois en janvier 2018, avant de quitter au printemps pour Palm Springs, en Californie, une autre première. En juin je suis allée à Phoenix, en Arizona, où je n’étais jamais allée non plus, avant d’aller faire un tour du côté de Prince Edward County (non, je n’y étais encore jamais allée!) pendant l’été. En septembre j’ai visité l’île de Majorque en Espagne, que je n’avais encore jamais vu et j’ai découvert Mazatlàn sur la côte Pacifique du Mexique avant de m’envoler pour Turks & Caicos en novembre, une autre première… ah oui, et je suis aussi retournée aux Bahamas pour la première fois en dix ans et je me suis demandée pourquoi j’avais mis autant de temps.

Des milliers de kilomètres parcourus : planes, trains and automobiles, des dizaines de nuits passées à l’hôtel (je ne tanne pas), mais surtout de magnifiques découvertes. Je ne vous cacherai pas qu’à force de dormir dans les plus beaux hôtels, on devient extrêmement difficile ; je remarque chaque petit détail. Vous voulez savoir ce qui m’irrite le plus, lors d’un séjour “raté” à l’hôtel? : qu’il manque un produit dans la salle de bain (conditionneur, séchoir, etc.), qu’il n’y ait pas de prise électrique près du lit, qu’il n’y ait ni robe de chambre ni pantoufles dans la chambre, que le WI-Fi fonctionne mal ou qu’il soit payant (j’espère qu’un jour tous les hôtels du monde cesseront de charger pour le Wi-Fi, je trouve ça aberrant), que le thermostat soit aussi complexe à manipuler qu’une console de la NASA, qu’on entende tout dans les corridors ou dehors ou que ma fenêtre extérieure donne sur un mur. Traitez-moi de princesse si vous voulez, mais au moins, si je vous dis que j’ai apprécié un hôtel, c’est qu’il a passé le (périlleux) test de #CatQualité :) Pour moi, un hôtel doit offrir beaucoup plus qu’une simple “chambre à coucher”, il se doit d’être mémorable et unique, à sa façon.

Voici donc mon top 13 hôtels préférés de 2018.

  • Le Nomade Tulum (Mexique)

    Le Nomade Tulum ne n’a pas marqué par son incroyable luxure (en fait il s’agit d’un hôtel “midrange”) mais pour l’expérience de séjour complètement dépaysante qu’il propose. Premièrement, arriver au Nomade c’est mettre les pieds dans une 4e dimension ; on est vraiment ailleurs. Si vous n’êtes jamais allés à Tulum et que vous vous imaginez des tipis, de l’encens, des gens qui se promènent nus pieds et mangent assis en indien sur des poufs de style boho, c’est exactement ça. Le Nomade est un hôtel à “caractère humain” qui offre des cours de yoga et de méditation gratuitement à ses invités tous les jours, un délicieux buffet déjeuner santé (gratuit : c’est si rare), un lobby où l’on peut emprunter un livre, flâner, boire un smoothie ou assister à des ateliers et conférences sur la santé et l’estime de soi. C’est vraiment le “Tulum” que l’on s’imagine. La chambre de base est la catégorie la plus intéressante (j’ai demandé de toutes les visiter, déformation professionnelle oblige) alors que l’on dort dans une tente de luxe qui n’a rien de luxueuse, mais qui nous rappelle pourquoi on est à Tulum : pour déconnecter, vivre pieds nus dans le sable et se perdre dans la jungle, un cours de yoga à la fois. J’ai adoré et c’est extrêmement bien situé, à pied du “centre de Tulum”, ce qui est un gros plus. Et directement sur la plage.

  • Le Thompson Playa Del Carmen (Mexique)

    Je n’aime pas particulièrement Playa Del Carmen, surtout si l’on revient tout juste de Tulum; on se sent agressés sur la 5e Avenue qui est bondée de monde et la plage qui rétrécit chaque année. Pourtant, je préfère de loin séjourner à “Playa” qu’à Riviera Maya… au moins il y a de la vie et je ne sens pas dans un méga complexe touristique loin de tout. J’aime être dans l’action et vivre au rythme de la ville que je visite. C’est pourquoi j’ai adoré le Thompson Playa Del Carmen, un superbe hôtel-boutique construit en plein coeur du centre-ville. L’hôtel est scindé en deux : le “Beach House” pour ceux qui veulent absolument être au bord de la mer (j’en suis!) et le bâtiment principal qui offre des chambres “vue ville” où l’on retrouve aussi le restaurant Catch (délicieux), le bar et la très cool piscine sur le toit. Cet hôtel a du caractère sans être guindé ni quétaine, c’est beau, c’est branché, stylé, on y mange bien et c’est, selon moi, la meilleure option à Playa Del Carmen. Il s’agit d’ailleurs d’un des plus récents hôtels de la ville, et l’un des seuls de style boutique à offrir une section sur la plage.

  • Le Shangri-La Toronto

    On me demande souvent ce qui peut justifier qu’un hôtel charge plus de 400$ la nuit à ses invités. J’ai “étudié” la question, parce que j’avoue que ça peut sembler complètement déraisonnable. En février dernier, pour la Saint-Valentin, j’ai passé 24 heures dans l’un des deux seuls établissements Shangri-La du Canada : le Shangri-La Toronto. Le coût moyen d’une chambre dans les hôtels ultra-luxueux de la somptueuse marque asiatique est de 600$ la nuit. Par contre, il est important de se rappeler qu’on ne paye pas pour la chambre en tant que telle, on paye pour le lieu, pour le service, pour les commodités et tous les petits plus. Et, au Shangri-La, il y en a ! Que ce soit le plancher chauffant dans la salle de bain au menu room service qui peut être commandé à partir d’un ipad personnalisé au menu d’oreillers (oreiller à la lavande, oreiller en plumes, oreiller orthopédique, etc.) qui nous est livré directement à la chambre, tout, mais absolument tout, est réfléchi. Le décor est ultra minimaliste et très moderne, on sent l’influence Asiatique partout : le Shangri-La est hyper léché, et on y entendrait une mouche voler. Un bar à champagne au lobby permet aux invités de se commander un verre tout en écoutant un récital de piano devant le feu de foyer importé d’Italie. L’opulence jusque dans les moindres détails. Lisez ma chronique complète sur cet hôtel ici.

  • Intercontinental Los Angeles : downtown

    Lors d’une escale à LAX, au printemps dernier, j’ai séjourné une nuit au plus récent hôtel de la collection Intercontinental à Los Angeles (il y en a deux). Et, croyez-moi, c’est plus qu’impressionnant. Tout d’abord, le lobby de ce luxueux hôtel est situé au 73e étage d’un immeuble récent du centre-ville, et, dès qu’on y entre, on voit la ville s’étendre à perte de vue. L’hôtel est hyper moderne et superbement décoré. Les chambres affichent toutes des clins d’oeil à la ville du cinéma et offrent des vues imprenables du Los Angeles skyline. Autre détail très intéressant: le buffet-déjeuner, servi à l’excellent restaurant Dekkadance, est extraordinaire et à mille lieues du traditionnel et tristounet buffet déjeuner d’hôtel. J’y aurais passé la journée tellement le choix était varié et intéressant (crêpes à la minute au goût, smoothies, barista bar…) et la piscine et le bar sont également situés sur le toit, à déconseiller pour ceux qui ont le vertige, mais après tout on est à Los Angeles… il faut que ce soit over the top et wow, et ça l’est. Lisez ma chronique complète sur ce fabuleux hôtel ici.

  • The Drake Devonshire (Ontario, Canada)

    J’entendais énormément de bien de cet hôtel funky situé au bord de l’eau et au milieu de nulle part à Prince Edward County en Ontario. L’été dernier, nous avons donc fait la route de Toronto vers Wellington, un petit village très joli, mais minuscule, à proximité du parc national de Sand Banks. L’hôtel Drake Devonshire est un “hôtel destination”, ce qui signifie que l’on s’y rend principalement pour profiter du site, parce qu’il n’y a pas “grand chose” à faire aux alentours. L’hôtel devient donc le principal intérêt de ce voyage dans le comté de Prince Edward, mis à part bien sûr les nombreux vignobles de la région. On en profite pour jouer dehors et flâner sur la superbe terrasse avec vue sur l’eau. Ce minuscule hôtel-boutique artsy ne comprend que 13 chambres qui se remplissent très rapidement. Il faut donc s’attendre à payer le gros prix et réserver d’avance, surtout pendant la haute saison. Par contre, l’ambiance est imbattable et le décor impressionne: il n’existe aucun hôtel semblable ailleurs dans le monde, c’est ce qui fait le charme du Drake Devonshire Inn.

  • Le ALT + (Brossard, Québec)

    Le petit dernier de la famille Germain est un hôtel qui m’a sincèrement impressionnée, mais également réconciliée avec la Rive-Sud, où je n’allais presque jamais. Le concept du ALT + se veut un agréable mélange entre les hôtels Germain et ALT, mais avec un + (oui, oui!) il n’y a un je-ne-sais-quoi dans cet hôtel qui nous fait sentir comme à la maison, c’est chaleureux, vibrant, agréable, confortable et joli. Les chambres sont spacieuses et superbement décorées et le plus est sans contredit le bar Les Cousins, dessiné par le designer-vedette Zébulon Perron, où l’on peut prendre l’apéro dans un impressionnant décor qui nous fait oublier que l’on se trouve si près de la maison. Le parfait hôtel pour un staycation à prix d’ami, le ALT + a définitivement tout pour plaire.

  • Le Fairmont Scottsdale Princess (Scottsdale, Arizona)

    C’est lors d’un FAM Trip (dans le jargon: un voyage de familiarisation organisé par une destination pour la faire découvrir aux journalistes) à Phoenix en Arizona que j’ai découvert le Fairmont Scottsdale Princess. Lorsque je voyage pour un “FAM”, je visite plusieurs hôtels dans différents secteurs afin d’avoir une bonne idée de ce que la région a à offrir. Eh bien, c’est le Fairmont Scottsdale Princess qui m’a le plus impressionné parmi les hôtels où j’ai séjourné à Phoenix et Scottsdale. Premièrement, vous y êtes accueillis par les deux “mascottes canines” de l’hôtel: deux Golden Retriever qui habitent sur le site (majestueux) du Fairmont. Les chambres sont spacieuses et bien décorées, on retrouve plusieurs piscines sur le site (pour adultes, pour les familles, et même une “plage artificielle” si l’on s’ennuie de la mer en plein milieu du désert). Des cours de “sirène” sont offerts aux enfants et des cours de “SUP yoga” aux adultes. Le spa est exceptionnel et les restaurants sont tous délicieux, ce qui est rare dans un hôtel.

J’adore me rendre dans le coin de Kennebunkport, dans le Maine, pendant l’été. J’en profite pour faire le plein de lobster rolls, me promener à vélo dans le village et me tremper les orteils dans la mer. L’été dernier, un nouvel hôtel a vu le jour dans le village de Kennebunkport : le Yachtsman Hotel & Marina, qui n’a rien d’un hôtel ordinaire. Il s’agit en fait d’un vieux motel qui a été complètement transformé pour devenir un lieu cool et branché. Les chambres sont hyper colorées et modernes, avec une touche funky d’inspiration nautique, et proposent toutes une terrasse privée avec chaises Adirondack pour admirer la marina. Ce que l’on aime particulièrement du Yachtsman : son caractère unique, son style ultra cool et sa localisation. On est littéralement à pied de tout, sans pour autant être “trop” au coeur de l’action. L’hôtel a fait construire à la fin de l’été une piscine extérieure et offre également un service de navette gratuit vers la plage la plus proche. C’est le Maine version hyper moderne! Lisez ma chronique complète sur cet hôtel ici.

  • Le Sofitel Montréal

    Une belle découverte cet été à l’occasion du traditionnel Dîner en Blanc Montréal où j’ai eu le plaisir de découvrir pour la toute première fois le Sofitel Montréal. À Montréal, cet hôtel-boutique est reconnu pour son excellent restaurant, Le Renoir, tenu par le chef Olivier Perret, et sa terrasse festive où des soirées thématiques ont lieue tout l’été en collaboration avec la maison de champagne Veuve Clicquot. Pourtant, c’est à l’occasion de l’annonce du nouveau partenariat entre les hôtels Sofitel et Le Dîner en Blanc que j’ai découvert un hôtel singulier, confortable, très bien situé où les chambres sont lumineuses, colorées et invitantes. On y mange très bien et le séjour y est des plus agréables. Une très belle surprise que j’ai hâte de redécouvrir lors d’un prochain staycation.

  • Melià Barcelona Sky

    Ce n’était pas la première fois que je visitais Barcelone, mais c’était la première fois que je “changeais” d’hôtel. Cet automne, nous avons troqué notre hôtel habituel pour le Melià Barcelona Sky, parce que je connais très bien la marque et que je ne suis jamais déçue, mais aussi, parce que ça avait l’air absolument parfait pour nous. Ce que l’on recherchait : un hôtel avec du caractère, des chambres modernes, une piscine extérieure et une terrasse sur le toit et une vue sur la ville de Barcelone. Nous avons finalement eu tout ce que l’on désirait et même plus, considérant que le petit-déjeuner buffet est absolument extraordinaire. Présenté “dans la cuisine” (littéralement) l’on se sert dans l’une des nombreuses stations de nourriture (crêpes, smoothies, gaufres, viennoiseries, fruits, etc.) et l’on savoure notre déjeuner au superbe restaurant qui offre des vues panoramiques sur la Barceloneta. Les chambres sont petites, à l’image des autres hôtels de la ville, mais bien construites et confortables. Les fenêtres panoramiques amènent de la profondeur aux lieux et le mobilier ergonomique fait en sorte que tout est joli et à sa place.

  • SLS Baha Mar (Nassau, Bahamas)

    Méga coup de coeur pour le SLS Baha Mar, le plus récent hôtel de la luxueuse collection SLS Hotels et le premier établissement de la marque dans les Caraïbes. Annexé au tout aussi impressionnant complexe Baha Mar, construit l’an dernier à grands frais pour relancer le tourisme à Nassau, dans les Bahamas, est un franc succès. Avec 4 hôtels, 40 restaurants et bars, le plus grand casino des Caraïbes et des dizaines de piscines thématiques situés au bord de l’une des plus belles plages des Bahamas, le complexe Baha Mar est l’exemple parfait du dicton : “Big risks, big rewards”. Le SLS est mon hôtel favori du lot, jumelant l’audace de la marque américaine d’hôtels inspirée du designer Philip Starck où les chambres sont tout en blanc à un hôtel : sexy, coloré, audacieux, luxueux et mémorable au bord de la mer des Caraïbes. Le SLS mise sur des concepts de restaurants et bars gagnants (Katsuya, Carna, Filia, Cleo, Monkey Bar), une ambiance de fête et un décor plus grand que nature. Et croyez-moi, c’est plus que réussi.

  • Hotel Indigo (New York, New York)

    Finalement, mon dernier voyage de presse de l’année fut un court séjour à New York en décembre où j’ai pu admirer le sapin allumé du Rockefeller Center. Je suis allée à New York des dizaines de fois (et je ne tanne pas non plus), mais jamais en hiver. Pourtant, c’est magique pendant les fêtes: les patinoires, les vitrines des magasins, le spectacle de son et lumière du Saks 5e Avenue, mais surtout, le fameux sapin. Pour l’occasion, j’ai séjourné à l’hôtel boutique Indigo Lower East Side , membre du groupe hôtelier IHG, qui s’est avéré une très belle découverte. Merveilleusement bien situé (le coffee shop Ludlow, en face, est exceptionnel) et le restaurant Dutch ainsi que la pâtisserie Dominique Ansel se font à pied. Le lobby se trouve au 12e étage de l’édifice où l’on retrouve également un animé cocktail/coffee bar à aire ouverte. Les chambres sont spacieuses et colorées, un peu funky et design comme je les aime. Une belle découverte et je n’hésiterais pas à y retourner, mais par contre il faut le savoir : c’est bruyant et animé, surtout le weekend. Le “rooftop bar” de l’hôtel est très prisé par les “locaux” qui s’y rendent pour admirer la vue à 360 degrés de Manhattan du 15e étage. Si vous voulez joindre la fête par contre ou que vous y allez en semaine, c’est parfait.

  • The Adelphi Hotel (New York State)

    AJOUT : Le jour après Noël, nous avons conduits jusqu’à Saratoga Springs (à 300 KM de Montréal) pour sortir de la ville, bouger, se retrouver à deux après de trop nombreux soupers, dîners et partys de Noël. J’étais curieuse de visiter l’hôtel Adelphi, membre du prestigieux regroupement Small Luxury Hotels of the World, qui vient tout juste de rouvrir après des travaux de rénovation de 4 ans et 24 M$. Ce luxueux hôtel boutique, construit dans une maison victorienne datant des années 40 sur la rue principale du centre-ville de Saratoga, a été construit à grands frais l’automne dernier, devenant rapidement le “talk of the town” dans cette petite ville des Adirondacks. Proposant 32 chambres et 3 restaurants, on entre au Adelphi et on est immédiatement séduits . C’est ultra-cute, très luxueux, ça l’a beaucoup de cachet et on y mange très bien: les deux restaurants principaux sont tenus par le chef-vedette David Burke.

Catherine Maisonneuve